Aujourd'hui, rien d'extraordinaire, mais j'ai depuis peu arrêté de jouer à un jeu de rôle auquel j'étais attaché. Pour ceux qui me connaissent, ça faisait plus de 2 ans que j'y étais attelé, et j'ai arrêté depuis quelques temps, pensant éventuellement reprendre de temps en temps. Mais ayant décidé de stopper complètement, j'ai écris la fin de l'histoire de mon personnage, et je voulais vous la faire partager. Donc n'allez pas croire que c'est une éniemme réminiscence de quoi que ce soit :) c'est juste une histoire. Bonne lecture, même si vous ne comprendrez peut être pas tout, vous qui n'avez pas connu le jeu.
CA TOURNE, ACTION !!!
Il y avait maintenant plusieurs mois, que le chat avait quitté ses amis, et les quelques personnes à qui il tenait... Le buisson dans lequel il prenait plaisir à s'avachir à longueur de journée, semblait enfin avoir repris un semblant de vie pour redonner enfin un peu de consistance à son feuillage... Les seules traces encores visibles dans la ville, étaient peut être les petites marques de griffures sur le pont ou il s'amusait à somnoler ou à discutter avec Zolja lors de ses premières rencontres...
Il avait marché, longtemps, sans presque jamais s'arrêter, le long des continents, à travers les champs, les grottes, les montagnes enneigées, et les marais. Ces différents endroits, lui rappelaient à sa mémoire, les souvenirs des rencontres qu'il fit en des temps reculés, mais finalement pas si lointains. Au hasard d'un bois, près du Nid d'Aigle, sa première discution avec Jiriki, son ami depuis, dans les murs solides de Stormwind, comme il aimait l'appeler à l'époque, il y croisa nombre de ses connaissance actuelles, Patience, Ayachin, Ilassa, et Madyassa, pour ne citer qu'elles...
Nombreuses avaient étés ses rencontres, les amitiés qu'il a pu voir naître juste en étant un vieux chat, un peu fainéant parfoit... Ses pattes, l'emmenèrent à Auberdine, ou plutôt juste à côté, près d'un petit monticule ou il avait croisé, il y a fort longtemps celle qui allait modifier peut être sa destinée. Shanyu, la belle Elfe qui l'avait marqué à jamais, tant la ressemblance avec son aimée disparue était bien plus qu'une simple idée. Sur cette butte, ils avaient parlé, longtemps, et il l'avait même blessé, d'une marque qu'encore aujourd'hui elle porte, et dont il est désolé.
Abaissant un peu ses oreilles, et reniflant l'air, il contempla autour de lui, ce qu'il aimait appeler son chez-lui, cette forêt majestueuse, remplie de souvenir d'enfance, de ses premières batailles contre des ours à peine plus gros que lui, et ses premières heures de pêche à tenter d'attraper le moindre poisson, toujours plus fugace que lui... "Je me suis bien rattrapé" se dit-il en laissant apparaître un sourire moqueur qui ne resta pas bien longtemps sur son museau.
Il continua un peu sa route, ses pattes commençaient à sentir le poid de ces longues marches inintérompues, il était temps de se reposer un bon moment. Le chat apperçut un chêne, grand et majestueux, il leva les yeux au ciel, et n'apperçut même pas la cime de celui-ci... Il remarqua au pied de l'arbre que les racines, plus grosses qu'un wagon de Tauren, formaient une sorte de cavité, à l'abris des intempéries. Sans trop y réfléchir, il s'installa au creu de celles-ci, doucement, maladroitement, tant ses muscles raidis, le faisaient souffrir soudainement. Au bout de quelques instants, il était installé, presque en boule, sa position préférée, et regarda encore une fois sa petite forêt avant de fermer les yeux pour se reposer.
Son souffle se calmait, simplement, sa respiration plus lente, comme un appaisement, lui permit en quelques instant de pouvoir s'endormir tout doucement, sans qu'aucun des bruits aux alentours ne puisse le pertuber, le moins du monde. Pourtant, au bout de quelques instant, une lumière vive vint le sortir de sa torpeur... Il ouvrit les yeux, péniblement, regardant dans la direction de la lueur, et lui faisant fermer les pupilles tellement celle-ci était forte. Le soleil se demanda-t-il, c'est certainement ça... Mais soudainement, une ombre apparu dans cette lumière crue, la forme de celle ci, semblait humaine, mais lorsqu'elle s'approchat, les longues oreilles pointues, et la chevelure virevoltante ne laissaient plus aucun doute sur la race du visiteur.
En contre jour, le chat n'arrivait pas à distinguer le visage de l'inconnue, et plissa les yeux pour essayer de l'appercevoir, quand celle-ci se mit enfin à lui parler.
- Ari ?, C'est toi mon Ari ?
La voix douce et mélodieuse, résonait comme un chant oublié dans la tête de l'elfe abasourdit. Son regard se figeat quelques instants, comme s'il avait mal entendu la voix qui venait de s'adresser à lui. Sa bouche s'ouvrit comme pour parler, mais aucun son ne réussit à s'en échapper. L'ombre s'approchat encore, jusqu'à ce que le visage de l'inconnue se fasse visible finalement. A cet intant, les yeux fatigués de l'elfe reconnaîssant le visage presque oublié de celle qu'il avait tant aimé, se mirent en un instant à laisser couler, un flot inninterrompu de larmes salés si longtemps réprimées.
La main de l'inconnue, vint se poser doucement sur le visage d'Ari, lui caressant doucement les larmes coulant abondamment. D'un sourire elle lui dit simplement.
- Ne pleure plus, je suis revenue, pour toi, rien que pour toi, mon beau chat...
Il n'arrivait à rien dire, tellement l'émotion était intense, et forte, arrivant à peine à croire ce qui lui arrivait. Néamoins, d'un sursaut de réalisme il demanda :
- Est-ce encore un rêve Kalista ? Viens tu juste te rappeler à moi ou est-tu vraiment là ?
La belle elfe tendit sa main délicatement vers celle de l'efle ayant étrangement perdu sa forme de chat et lui dit doucement dans le creu de l'oreille :
- Tu ne rêve pas, je suis là, et nous seront à nouveau ensemble pour l'éternité mon bien aimé.
Ari laissa apparaître un sourire qu'il n'avait jamais eu auparavant, il se leva doucement, tenant fermement la main de celle qu'il avait depuis toujours voulu revoir dans cette lune qu'il aimait contempler... Sans y prêter attention, un léger souffle lui caressa un instant les pieds, puis d'un pas décidé ils se mirent en route, s'éloignant petit à petit de cet arbre qui l'avait recueuillit quelques instants apparement. Il se retourna, brièvement, pour le regarder une dernière fois, peut-être simplement pour le remercier de tout ça, et les amoureux disparurent au creux de la forêt laissant derrière eux s'éteindre doucement la lumière qui les suivait...
Quelques minutes plus tard, au pied du chêne, on entendit avec parcimonie, une petite voix, presque un petit cris...
- Papa ! PAPAAAA ! viens voiiiiiir, y a un chat qui fait dodo dans l'arbreuuuuuuuu !! Je peux le caresser ? DIIIIiiiiis je peux heiiin ? Je peux ???
Le père regardait sa fille, excitée comme une puce à l'idée de caresser Le chat endormi, lui fit signe que oui, mais qu'il fallait faire doucement pour ne pas le reveiller.
Elle s'approcha, doucement, presque sur la pointe des pieds, avec un petit sourire malicieux, et les yeux pétillants de bonheur, laissa sa main, glisser simplement en direction du matou, et au moment, de la poser sur le poil du félin, son regard changeat, à la fois surpris, et emerveillé...
- Papaaaaaaaaaaaaaaaa !!! Regardeeeeee
Le père n'en croyait pas ses yeux, devant lui, une poussière d'étoiles venait de s'envoler de l'endroit ou était couché le matou à peine caressé. Emporté par le vent, elles tourbillonèrent quelques instant autour de la fille amusée, et apparement ravie, pour disparaître rapidement vers le firmament.
La petite fille regarda à nouveau, vers le bas pour recaresser le chat...
- PAPAAAAAAAAAAAAAAA !! Le chat y lé pu lààààààààà !!!!
Elle laissa un instant sa frimousse se plisser, et courru vers son père agacée, avec une larme qui avait perlé.
- Il est partiiiii ! C'est les michantes étoiles qui lui ont fait peuuuuur... snif..
Le père ayant compris ce qui à l'instant c'était produit, laissa échaper un sourire, leva un instant les yeux au ciel, "soit heureux" dit-il dans sa barbe.Il repris sa fille dans ses bras, la cosolat un instant, lui expliquant que les chats aiment s'amuser, et qu'elle le revera sûrement à un autre endroit tout simplement, puis repartirent doucement vers leur maison calmement, en chantonant....
FIN...